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:: Mercredi 16 avril 2003 ::
Les productions télévisées originales québécoises en voie de disparition...
Pendant que Star Académie et autres vraies cochoneries du genre emplissent nos ondes et les poches de leurs créateurs, de plus en plus de productions télévisées francophones faites sur mesure pour les Québécois sont refusées par Ottawa. Voici un article sur cette inquiétante nouvelle:
Le monde de la télévision lance un cri d'alarme
Le milieu de la production télévisuelle québécoise presse le gouvernement fédéral de revenir sur sa décision d'amputer de 25 millions de dollars le Fonds canadien de télévision. Avec sa nouvelle enveloppe budgétaire, le fonds a refusé de financer 68 % des projets francophones qui lui ont été présentés cette année. L'an dernier, il n'en avait refusé que 28 %.
Cinq associations représentant les artistes et artisans de l'industrie ont dénoncé cette décision.
Au Québec, la perte se chiffre à près de 12 millions de dollars pour une trentaine de productions. Ce montant équivaut à 160 heures de programmation originale destinée au petit écran. Selon les artistes et les artisans québécois, des émissions jeunesse et variétés ainsi que des dramatiques sont menacées de disparition, plusieurs centaines d'emplois sont en jeu et des entreprises de production pourraient fermer leurs portes.
«Les émissions dont nous parlons aujourd'hui ne pourraient être produites ailleurs car elles sont faites par nos artistes et artisans et sont destinées avant tout au public d'ici», a affirmé Pierre Curzi, président de l'Union des artistes.
Marc Grégoire, président de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma a ajouté : «Ces histoires écrites par les scénaristes d'ici nous ressemblent et permettent à notre public de s'identifier aux personnages. On sait à quel point nos dramatiques connaissent la faveur des Québécois, avec des cotes d'écoute dépassant souvent le million de téléspectateurs. Nous avons réussi à nous classer en tête du palmarès des émissions les plus populaires mais sans financement adéquat, nous risquons maintenant un recul de 20 ans, alors que des émissions américaines comme La petite maison dans la prairie avaient la cote.»
Selon Carole Lepage, membre du conseil d'administration de l'Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec, si la diversité culturelle est importante pour le Canada, la production locale doit continuer d'être une priorité pour le gouvernement.
Pour Claire Samson, présidente-directrice générale de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec, la situation est catastrophique. Elle soutient que le Fonds canadien de télévision constitue un apport essentiel à la production nationale destinée au public d'ici. Elle fait valoir que les revenus de marché sont très limités en raison de la taille de la population. En conséquence, elle demande au gouvernement de discuter avec l'industrie afin de trouver une solution globale au manque de financement criant pour la production télévisuelle nationale.
:: otaku_ariane 2003-04-16 18:18:58
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:: Jeudi 3 avril 2003 ::
Come as you are
Ouff! Ça faisait un très long moment que je n'avais rien ajouté sur mon blogue. Plus que deux semaines, ça vous fait perdre une habitude, quand même! Je n'avais rien à raconter et puis l'école prenais de plus en plus de place, or ce ne sont pas des bonnes excuses, alors voilà, la vérité c'est que je suis paresseuse. Mais vous le saviez peut-être déjà. Ma correspondante en France m'a envoyé une lettre que j'ai reçu en janvier et je ne lui ait même pas encore répondu!!! Je sais, c'est vraiment con de ma part surtout que la dernière fois c'était à peu près la même chose (mais ça à pris un mois à la place de quatre).
Qu'est-ce que j'ai fait pendant tout ce temps? Premièrement, j'ai été malade. Et je le suis encore. Figurez-vous donc que ce mal à bien des risques d'être une appendicite. J'espère que ce ne sera pas le cas...
J'ai été à la manifestation contre la guerre que j'avais annoncée à mon dernier message et j'en suis très contente. C'était vraiment magnifique; on était proche de 250 000. Nos gestes ont mené Jean Chrétien à prendre position, sans toutefois faire changer d'idée à ce chien de Bush qui en est maintenant rendu à l'assassinat de je ne sais trop combien de civils irakiens et toujours personne en rapport avec Hussein. Bravo W, ton aide envers ce peuple est vraiment très touchante...
La fin de semaine dernière, j'ai créé un nouveau site, pour déconner. C'est le Farfadet-web, alors pour tous les amateurs de farfadets, c'est un must (enfin...non).
Le vendredi 21 mars au soir, je suis retournée voir Le Nèg. Il était présenté à la Cinémathèque dans le cadre de la semaine d'actions contre le racisme. Robert Morin était [encore une fois] là pour présenter le film et je garde toujours la même opinion sur ce chef-d'oeuvre, en admetant toutefois que c'était pas le film à voir un vendredi soir (déprimant).
J'ai aussi continué à aller au Ciné-club de mon quartier où j'ai vu 2 autres films: La Turbulence des Fluides [en présence de la réalisatrice Manon Briand] et Être et Avoir. Je m'attendais vraiment à un chef-d'oeuvre, pour La Turbulence des Fluides, et j'ai été très décue. Pouah! Infecte! Le film était regardable parce que l'image et le jeu des acteurs était bien, mais l'histoire était affreuse: scénario qui se voulait profond et qui tombait dans l'ésotérisme, «simplicité» avec un effet de vide plutôt que de poésie, et puis des personnages qui vous laissent très indifférents (tandis que c'est supposé être une sorte de drame sentimental). Je suis restée après la présentation pour entendre ce que madame Briand allait bien raconter, je me disais que j'avais dût manquer quelquechose... Non. Rien. Tout ce qu'elle a fait a été de me confirmer que son film était aussi mauvais que je croyais.
Être et Avoir, au contraire était très bien. J'ai beaucoup aimé. Une sorte de documentaire-fiction (car on parle d'acteurs), tout à fait mignon et qui ne tombe pas dans le style «émission pour les lectrices de Châtelaine».
J'ai aussi enregistré Les Fous de Bassan, qui passait hier soir à Canal D et j'ai commencé à l'écouter tout à l'heure. J'ai pas vu grand chose mais y'a quelque chose qui me dérange dans ce que j'ai vu: l'accent français. On est en Gaspésie, pas à Paris!!! Je sais que c'est une coproduction France-Canada, mais ça explique toujours pas l'accent... En tout cas, je vais voir le reste cette fin de semaine (surement pas demain soir, parce que je vais écouter ou enregistrer Requiem pour un beau sans-coeur, de Robert Morin).
Pour continuer dans le sujet des films avant d'aller en politique: le coucours Jeunes Cinéastes Recherchés començait cette semaine et j'ai lu les documents à ce sujet sur le site Silence on Court. Je trouve ça pas mal intéressant et je risque de participer un de ces jours, d'ici à ce que j'aille 25 ans (parce que le concours est accessible jusqu'à 25 ans) si je me retrouve avec du courage et beaucoup d'ambition. En fait mon interêt grandissant pour le cinéma me pousse de plus en plus à penser à un métier dans ce domaine, sans que je sois sûre de m'orienter vers ça non plus (j'ai souvent des trips où je change de choix de carrière à chaque semaine..). Je me suis acheté un petit livre sur les métiers du cinéma et je ne sais toujours pas si ce qui m'interesse le plus serait le coté artistique (réalisatrice ou scénariste) ou le coté plus technique, comme cadreure ou monteure (j'ai ajouté les «e» à ces mots de toute conscience). Je ne sais pas non plus quel option je dois prendre au CEGEP pour aller en cinéma à l'université. De plus mon livre est Français, ce qui me cause certains problèmes puisque les métiers de cinéma diffèrent selon les pays et que certains détails, comme les salaires, sont donnés en devise française.
Bon, parlons politique maintenant. Les élections provinciales sont déclenchées depuis un certain temps et j'espère que le PQ ne sera pas détroné. J'espère aussi que s'il reste en place et qu'un referendum sur la souveraineté est déclenché après quelques années de mandat, qu'on l'aura finalement, notre pays! Oui je suis une grande souverainiste, mais ça vous ne le saviez sûrement pas encore parce que je n'en ai pas parlé (à ce que je sache) sur mon blogue. Et puis finalement ce soir ça ne me tente pas de parler politique non plus, je suis trop fatiguée. Je dois juste dire que les pancartes électorales sont gossantes. Sur le boulevard proche de où je vis, il y a un poteaux PLQ, puis un poteaux ADQ, puis un autre poteaux PLQ, puis un autre poteaux ADQ. Me semble qu'ils auraients pas besoin a dépenser ces immenses sommes pour pisser sur chaque poteaux comme ça. Franchement. Et puis le PQ, lui, sait qu'il va être défait dans mon coin (parce que c'est très anglophone) alors il n'a que quelques pancartes, avec la photo d'un mec qui fait littéralement peur collée sur des panneaux de ply-wood. Bravo. Sans oublier que tous les représentants des partis qui se présentent dans mon coin sont de minorités ethniques, celles qui causent le postillonages ou bien le décrochage de machoire quand vous essayer de prononcer les noms de familles sur la pancarte. C'est à croire que y'a que ça à Montréal maintenant. Je ne suis pas raciste mais je trouve que l'immigration excessive, on pourrait s'en passer au Québec, là où les deux peuples principaux ont déjà des problèmes de coexistance. Mais c'est bien sûr c'est encore une technique d'assimilation des francophones...
En tout cas, avant de me pomper et de tenir quelques propos qui seraient autant regretables pour moi qu'il seraient offensifs pour d'autres, je vous laisse.
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-04-03 19:13:50
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:: Mercredi 12 mars 2003 ::
On presse le pas...
Petit rappel, ou annonce à ceux qui ne le savaient pas encore:
Le «Collectif Échec à la guerre» et des personnalités se mobilisent devant la menace imminente d'une guerre en Irak.
Ils invitent les Québécois à participer à la manifestation pour la paix qui se tiendra samedi le 15 mars prochain.
Des gens de tous les horizons, des artistes comme Dan Bigras et Yvon Deschamps, y participeront. Le collectif soutient qu'on doit intensifier la mobilisation, car l'opinion publique peut faire la différence dans la redéfinition des relations internationales.
Il presse le gouvernement du premier ministre Jean Chrétien de dire non à cette guerre et de rappeler à la communauté internationale que le peuple irakien a déjà payé pour le régime actuel.
À Montréal, la marche débutera à 13 heures. Il y a deux lieux de rassemblement :
l'un sur René-Lévesque, devant la Maison de Radio-Canada, entre les rues Wolfe et Papineau;
l'autre sur René-Lévesque, entre les rues Crescent et Guy.
Le même jour, d'autres manifestations se tiendront aussi dans plusieurs villes du monde, du Canada et du Québec, notamment à Québec, Gaspé, Alma, Trois-Rivières, Baie-Comeau, Sept-Îles, Forestville, Rimouski et Rouyn-Noranda.
L'imminence d'une guerre a incité la CSN, la CSQ, la FIIQ, la FTQ et le SFPQ à décommander la manifestation sur l'équité salariale qu'ils avaient prévue. Ils demandent plutôt à leurs membres de se joindre à la mobilisation contre la guerre.
Et voilà! Cette fois je serai là, pour sûr!!! Rassemblons nous, il faut être encore plus que la dernière fois, pour qu'ils finissent par comprendre qu'on la veut pas, leur maudite guerre!
Changement de sujet, tantôt en faisant le souper j'écoutais Tous Contre Un quand j'ai entendu Marc-André Coallier dire que le nouveau budget québecois prévoyait doubler les sommes versées pour la production de longs-métrages de fiction en français!!! Ce que je suis contente! Enfin, une grande lueur d'espoir pour le cinéma québecois!
Mes deux derniers messages ont été très courts et ont servis d'annonce avant tout; je n'aime pas trop faire ça, mais il faut que ces choses là se sache aussi. Alors ne pensez pas que j'ai mis ça là parce que je me sentais obligée d'écrire qqch, s'il-vous-plait...
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-03-12 19:49:57
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:: Samedi 8 mars 2003 ::
En cette journée internationnale de la femme...
Aujourd'hui c'est la journée internationnale de la femme, alors je vous donne deux liens vers des documents de la FFQ (Fédération des Femmes du Québec).
Le premier vous invite à un grand rassemblement à Montréal aujourd'hui (document pdf): Programmation_8_mars .
Puis, voici le dépliant de l'activité Femmes Solidaire, Monde Égalitaire (document pdf): voir dépliant.
Hier aussi la FFQ a dévoilé de gigantesques bannières du haut du pont Jacques Cartier pour manifester leur opposition à la guerre.

Je vous propose aussi très fortement de visiter le site que je viens de découvrir et de signer le manifeste.
Dans une toute autre mesure maintenant, suite au gel des tuyaux d'aqueduc sous ma maison, mon garage est inondé. Et la ville dit qu'elle ne peut rien faire pour un bon moment parce qu'ils ont déjà dut creuser y'a deux semaines pour le même genre d'incident chez le voisin d'en face et que ça serait risqué de recommencer -_-. Ça veut dire aussi qu'on peut pas utiliser l'eau pour un bon moment. Arg...
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-03-08 11:57:39
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:: Vendredi 7 mars 2003 ::
Les frites de la liberté, et quoi encore?
Il y a quelques jours j'ai écris un courriel à mon amie suite à mon visionnement d'un reportage de la tv française (TV5) qui traitait du comportement des Américains face à la France depuis quelque temps. J'ai pensé afficher ce email ici, parce que je crois que certaines informations pouraient être interessantes. Je ne le retouche pas du tout, même si il est dans un style plus personnel puisque je m'adressais à une bonne amie et non à un blogue, vous pourrez comprendre cela. Aussi j'ai pensé couper une certaine plaisanterie scatologique qui se retrouve à la fin de la lettre, mais je ne le ferais pas, je l'affiche en toute intégrité pis ben si vous êtes pas content ben... J'ai pas besoin de m'excuser dans le fond.
Allons y, voici le document:
Salut,
dossier troublant que j'ai eu la chance de voir à TV5 tout à l'heure, et dont je voulais te parler. Il s'agit de la francophobie naissante (ou plutôt renaissante) aux É-U. Mais en premier permet moi de te copier un article de l'A.P. pour te rafraîchir la mémoire ou bien t'apprendre certaines choses à propos d'évènements récents à ce sujet aux É-U. :
Les «French Fries» rebaptisée «frites de la liberté» en Floride?
Associated Press
West Palm Beach, Floride
Un responsable du comté de West Palm Beach en Floride a déposé une motion visant à rebaptiser les frites, appelées aux États-Unis «french fries» (frites françaises), et ce afin de supprimer toute référence à la France.
Burt Aaronson, qui dénonce le refus français de soutenir une guerre contre l'Irak, voudrait que les frites portent désormais le nom de «frites de la liberté», ou «frites américaines».
«Je ne prononcerai même pas l'autre nom», a déclaré M. Aaronson, 75 ans, qui dit avoir été inspiré par un restaurateur de Caroline du Nord, qui a inscrit des «frites de la liberté» sur son menu.
Paradoxalement et suivant sur ce point la position française, M. Aaronson pense que les inspecteurs en désarmement ont besoin de plus de temps et qu'une solution pacifique à la crise irakienne peut encore être trouvée. Mais il dit qu'il n'aime pas que la France dicte aux États-Unis ce qu'il faut faire. Il avait déjà annoncé son intention d'empêcher l'entreprise française Vivendi Environnement de décrocher un contrat de 25 millions de dollars pour la construction d'une usine de traitement des eaux.
Sa proposition n'a rencontré aucune opposition en commission. L'administrateur du comté Bob Weisman a été chargé de rédiger le projet de texte officiel, qui ne sera pas contraignant, et qui pourrait être prêt le 11 mars. «Nous allons déclarer que, dans notre comté, toutes les pommes de terre appelées jusqu'à maintenant «frites françaises» devront s'appeler «frites de la liberté» ou «frites américaines», a expliqué M. Weisman.
Pour autant, la mesure laisse sceptiques certains restaurateurs du secteur. Ingrid Paoletti, serveuse et gérante d'un restaurant, a qualifié cette discussion de «stupide». «Il y a beaucoup d'autres choses dont il faut se préoccuper, plutôt que de se demander si les frites doivent s'appeler frites de la liberté.»
Je ne sais pas si il serait mieux d'en rire ou d'en pleurer! Les Américains veulent-ils à ce point être les trou-du-cul de la Terre? Mais voyons le reste, car ça ne s'arrête pas là: le gouvernement américain lance un appel au boycott des produits francais. Notons que le très brillant homme qui en a eu l'idée ne sut nommer que fromages et vins comme étant la production française se retrouvant sur leur marché. Ces boycotteurs aussi, qui ont réussis à faire chutter de 50% les ventes de produits francais dans les établissements de grande surface où sont vendus de tel produits, auraient ils omis de penser au bouclier qu'est l'euro pour la France dans un cas comme celui-ci? Alors moi je leur dit bravo deux fois!
Le correspondant du Fox Network en France, qui est un Français, a apparut à l'émission de TV5 pour nous montrer à quel point la TV américaine devenait un personnage important dans ce conflit, et comment elle décidait de délibérément éronner l'information diffusée à leur antenne pour appuyer le parti de Bush. Extrait à l'appui le correspondant nous a montré comment le présentateur de nouvelles l'a censuré et insulté en direct, lorsqu'il a tenté de corriger une information fausse que le présentateur à d'ailleur répété à deux reprises. En fait le présentateur disait que Hans Blix avait affirmé que les É-U devaient intervenir en Irak, le correspondant lui a donc dit que ce n'était pas le cas, que Hans Blix parlait encore de délais, le présentateur l'a coupé lui répétant ce qu'il avait dit plus tôt. Très poliment le correspondant a expliqué ce que Hans Blix avait dit pendant son point de presse, et le présentateur de nouvelle lui a répondut ce qui correspondait à peu près, d'après ma mémoire, à cela: «Taisez-vous! Vous ne savez vraisemblablement rien et je vous laisse donc pour aller rejoindre notre autre correspondant qui LUI au moins sait de quoi il parle! Et après vous vous demandez pourquoi vous passez pour des cons, vous, les Français!»
Il serait utile de te mentionner aussi que le Fox Television Network est avec la CNN, la station de nouvellea la plus écoutée aux É.U. .
Le consulat francais à New-York aussi raportait qu'il recevait en moyenne 10 courriels par jour (et j'imagine que son adresse email doit être réservée quand même à des gens du gouvernement ou à d'autres consulats) à propos de la situation de la France dans la guerre contre l'Irak, certains lui disant qu'ils appuyaient le gouvernement francais, mais plusieurs aussi jouant à la «boîte de souvenir», tactique que j'ai moi-même pu observer et constituant à dire que la France serait perdue si les É-U ne l'avait pas aidé pendant la deuxième guerre mondiale et à faire du chantage dans le style. Les courriels se terminaient souvent sur la très sophistiquée note de « Votre pays [la France] est vraiment de la merde, et sans les É-U vous n'irez nul part!».
Notons que les É-U se sont toujours sentis devancés par la France et donc ont toujours eu besoin de s'en prendre à elle, surtout avec ce qu'on voit de très répandu dans leur culture et qui est la caricaturisation des Français. Bush lui-même ou son secretaire d'état, je ne me souviens plus, mentionnais il y a quelque temps cette «facheuse habitude qu'ont les Français de se laver que très rarement». Cette menace que les Américains sentaient venant de la France s'est estompée pendant les 40 à 50 dernières années à cause de leur suprématie mondiale, mais elle revient brusquement à cause de ce droit de veto à l'ONU qui leur foutent litéralement le flu (ou peut etre simplement les déconstipe, puisque ça devait tellement être bouché avec le MacDo).
Et pour en revenir à ces fameuses «frites de la liberté»... Ne plus mentionner la France? Personnellement, l'expression me fait penser à un très gros cadeau que la France a donné aux É-U après une certaine guerre qui les opposa à la Grande-Bretagne, cadeau qui siège près de Manhattan.
Ils sont fous ces Amérlos!
[Ariane]
:: otaku_ariane 2003-03-07 15:14:01
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:: Jeudi 6 mars 2003 ::
Ces adultes qui en demandent trop...
Je viens de terminer d'écouter Les vrais perdants, documentaire produit par l'ONF en 1978, qui avait été diffusé à TVA plus tôt cette semaine et que j'avais enregistré grâce aux fortes recommendations de ma mère. En fait, ce n'était pas la première fois que je le voyais, puisque mes parents l'avaient écouté quand j'étais très jeune et que je me souvenais encore du traumatisme profond que certaines images, comme celle des mains ensanglantées de la petite gymnaste, m'avaient infligé.
Le documentaire expose le problème de l'éducation de l'enfant dans cette société de compétition qu'est la nôtre. On nous montre parents et entraîneurs qui à travers les activités de leurs propres enfants/élèves essaient de combler un rêve qu'il n'ont pu réaliser dans leur propres enfance et qui les pousse à mettre leurs enfants dans une vie de compétition trop demandante.
Les trois activités dans lesquels on a suivit parents et enfants pour le documentaire sont la gymnastique, le hockey et le piano. Les longues périodes dans lesquelles la coatch de gymnastique s'acharne sur son élève en disant que tout ce qu'elle veut est sa réussite, pour qu'elle se sente bien [mais on nous montre bien l'effet pervers de se désir du «bien»; la petite fille ne se sent bien que si ses parents et son entraineure le sont, et pour ça elle doit se défoncer à la pratique et puis gagner toutes les compétitions], les discours cruels et fatalistes d'avant-match du coatch de hockey ne servent finalement qu'à écraser les enfants lors d'une défaite au match et puis cette prof de piano qui se frustre contre ses élèves quand ils ne donnent pas leur 200%... Ces images elles me donnent mal au coeur. Je n'ai pas pu retenir les quelques larmes qui me sont venues et un élan d'indignation face à cette barbarie ignoble. Surtout qu'on a interviewé les enfants seuls après, et qu'ils avouaient tous que leur passion n'était pas aussi forte que celle de leurs parents et souvent qu'ils continuaient que pour ne pas décevoir. Devant les parents, ils se contentaient de timidement répondre «oui, je veux aller aux jeux olympiques» ou «oui, je vais faire partie des Canadiens» pour ne pas décevoir le père qui répondait «Ça c'est mon enfant! J'en suis fière!!».
Certains disent que c'est la seule façon d'élever son enfant [que de mettre beaucoup de pression dans une activitée quelconque] pour qu'il ait de la discipline, mais je ne crois pas. Personellement, je n'ai pas été élevée de même et j'en suis très contente. Mes parents ont su avoir du respect pour qui j'étais et qui je deviendrais [ d'où cette phrase répétée au party de naissance de ma soeur et de moi-même: «Ma fille sera ce qu'elle est, et non ce que nous voulons qu'elle soit» et pour laquelle je respecte beaucoup mes parents car ils ont réussis à respecter cette idée très difficile à suivre, j'en suis contiente, qu'ils se sont donnés]. Mais j'ai quand même vécu une situation similaire (en beaucoup moins pire quand même) que la petite fille au piano dans le film, à cause de ma prof de piano.
Quiconque qui a déjà pris des cours d'un instrument pendant leur jeunesse savent surement de quoi je parle quand je dis qu'il est très difficile de décider d'arrêter de suivre ce cours, qu'on l'aime ou non et pour une raison quelconque. J'ai pris environs 3 ans des cours de piano, or je n'ai jamais eu de grande passion pour cet instrument (sans non plus être totallement désinteressée). Ma prof était bonne, mais elle n'était pas sans ses défauts, dont l'impatience et une attente parfois trop élevée. Moi, j'aimais aller me balancer dehors, jouer avec mes amies, écouter la tv... avoir du temps pour moi, finalement. La pratique ne rentrait donc que très rarement par mon seul désir dans mon horaire, et ma mère a dut me le répéter souvent ce «Va pratiquer ton piano! Pis si ça te tente pas, ben dis le moi, on va arrêter les cours». J'avais pourtant une arme: mon don pour le piano. Don qui m'a même valut la médaille du Royal Conservatory of Music of Toronto pour la meilleure performance à l'examen de niveau un au Québec durant l'année, médaille que je n'ai jamais sentie comme m'appartenant puisque je ne crois pas que j'avais fait tant d'efforts. Vous avez pu voir d'après la phrase de ma mère que j'ai cité quelques lignes plus haut qu'elle me laissait toujours l'opportunité de dire que je ne voulais plus continuer, pourtant ce choix il n'était quand même pas sans me tracasser. Premièrement parce que je sentais quand même que ça rendait mes parents heureux que je joue du piano, deuxièmement parce que moi-même je ne savais pas si j'allais m'en vouloir plus tard d'avoir lâcher, et puis finalement, le plus important, c'était que j'avais peur de la réaction de ma prof. J'avais peur qu'elle me déteste, qu'elle m'engueule quand elle apprendrait ça. Elle parlait souvent de ce fatidique «dans 5 ou 6 ans», elle me voyait déjà loin dans une carrière de piano, elle le mettait partout ce diplôme du Conservatoire: dans la lettre d'admission à l'Université, dans le CV... faut dire aussi qu'elle me faisait peur quand elle perdait patience. Elle se mettait à parler fort, et je me souviens très bien d'une ou deux fois où elle a ramassé mes mains pendant que je jouais et les a serré vraiment fort en essayant de me faire frapper les bonnes touches et en criant que c'était mauvais (comment pouvais-je atteindre les bonnes touches si elle m'écrasait les doigts ensemble?), j'étais une enfant très fragile et gênée et je ne savais comment réagir. Je finissais par sortir de là en retenant des larmes et une colère impuissante.
Un jour après trois ans, je lui ait dit que je voulais arrêter, ma décision finalement un peu poussée par qqch que je n'avais pas aimé. En fait c'est qu'elle avait refusé de m'apprendre une chanson qu'elle jugeait trop difficile pour moi simplement parce que sa chouchou n'avait pas réussis à la faire. J'étais partie du cour et avait appris parfaitement les 20 premières mesures de la chanson que j'aimais vraiment. Le cour suivant elle n'a même pas voulut m'entendre et m'a appris autre chose pas du tout à mon goût à la place. Elle n'a pas montré de colère quand je lui ai annoncé, elle m'a laissé partir et m'a dit de la rapeller si je voulais recommencer. Maintenant, 3 ans plus tard, je suis contente d'avoir arrêté. Je me vois pas avec ça en plus du stress du collège. En plus que le piano ne soit pas l'instrument qui m'enchante le plus. Ce que je voudrais vraiment savoir jouer, c'est de l'harmonica ou de l'accordéon. Ces deux instruments m'enchantent. Quand j'étais petite mon père, grand fan de Ennio Moriconne, m'avait donné un ruine-babines de petite qualité, comme ça, j'imagine un peu en esperant que le son me plaise et que j'aprenne à jouer. J'aime l'harmonica, il a deux sons pour moi: la musique western sombre de l'univers Sergio Leonne ou bien le son heureux de l'accompagnateur du violonneux dans le folklore québecois. Quand j'étais au primaire, il y avait toujours un mec de l'école secondaire d'à coté qui passait dans notre cours d'école pour aller au train, et il jouait toujours de l'harmonica, tout seul, pendant que les autres parlaient de babioles. Pour moi il était très impressionnant car il jouait vraiment bien et que j'aurais voulut apprendre à jouer comme ça. Mais essayer donc de trouver un prof d'harmonica vous! Ou bien d'accordéon, instrument que je vous ai aussi dit que j'aimais beaucoup. Non, ce sont des instruments qui s'apprennent à jouer par des gens de la famille, parce que ce sont des instruments qui sont surtout liés au folklore.
Pour en finir avec ça, je vous conseille de voir Les vrais perdants et d'y réfléchir. Le film se trouve à l'ONF où vous pouvez l'acheter ou bien le visionner sur place à la Cinérobothèque située dans le bâtiment.
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-03-06 14:33:16
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:: Mardi 4 mars 2003 ::
Malade en relâche scolaire
Enfin congé! Je suis énormément contente de ne pas avoir d'école cette semaine, même si je commence déjà à stresser pour la rentrée dans 5 jours. Et même si j'ai un très gros rhume. Et même aussi si je m'emmerde comme ça se peut pas.
Vendredi, directement après l'école, je suis allée au centre-ville voir un autre film (toute seule cette fois) aux RVCQ. Mon sac était trop plein, j'ai marché comme une bossue dans le métro avec ça sur mon dos... c'est que je devais prendre tout ce dont j'aurais besoin pendant le congé (vous aurez compris que les professeurs nous ont donné tout autant de travail que si l'on était à l'école). Je suis finalement arrivée là-bas en avance pour mon film qui commençait à 17h. C'était Secret de Banlieu, de Louis Choquette, une sorte de thriller. C'était bien et on était encore moins dans la salle que d'habitude... 10 en tout, je crois!
Samedi je suis retournée avec mon amie, nous avions planifié voir 3 films, mais nous n'avons que pu en voir 2 finalement. Le premier était La danse de l'étoile , qui était en avant-première et franchement, il est rare que je m'emmerde autant que ça au cinéma... En fait c'était un film chinois et la seule partie quebecoise était la post-production. C'était le premier film de la réalisatrice, et se voulait être un long métrage mais ressemblait plus à un documentaire. Sur 1h40 de film, il devait y avoir en tout 10 minutes de dialogue. L'histoire était celle d'un petit garçon de la «tribue» Naxi, au sud de la Chine, une tribue qui est en train d'oublier sa culture pour s'assimiler reste de la Chine, et le petit garçon voulait apprendre une danse traditionnelle qu'un vieillard pauvre exécutait souvent chez lui. Son père et son tuteur ne voulant pas qu'il l'apprenne, il va chez le vieil homme en cachette... Ça aurait pu être bon, mais non, pour trop de raisons ce ne l'était pas.
Après cela, nous sommes allées aux 5 à 7 des Rendez-vous au café de la SAQ, à l'intérieur de la Cinémathèque. L'évènement était animé par Chantal Jolis, qui est une très bonne animatrice, et les invités étaient Emmanuel Bilodeau, Bertrand Chénier, Claude La Haye, Luck Mervil, Claude Miller et Robert Morin. C'était très bien, chaleureux et interessant. L'animatrice parlait en moyenne 10-15 minutes avec chaque invités, puis ils discutaient tous ensemble. On nous a montré des extraits de Betty Fisher et autres Histoires et de Le Nèg' puisque leurs réalisateurs sont respectivement Claude Miller et Robert Morin. Robert Morin n'était pas du tout comme la dernière fois que je l'ai vu au Ciné-club et je crois bien qu'il était pompette, ce qui était très drôle. Je ne sais pas si il était le seul, surtout après cette superbe réplique de Emmanuel Bilodeau: Morin lui avait demandé d'apporter d'autres bières, et celui-ci a répondu «C'est pour ça qu'on l'appelle Robière Morin!». En fait j'aime beaucoup Emmanuel Bilodeau, pour des raisons que je ne sais expliquer. Il a animé une activité pour les enfants le dimanche d'avant aux RVCQ et il y avait une photo ultra-mignone de lui avec un flot à l'entrée de la Cinémathèque. J'aurais voulut lui parler à la fin du 5 à 7, mais j'étais trop gènée, donc je me suis contentée de le surveiller de loin en esperant qu'un peu de courage me vienne. En fait je voulais lui demander ce qu'y l'avait poussé à jouer dans Le Nèg' et s'il avait choisit le rôle qu'il a joué (Canard). Il a lui-même dit qu'il n'avait jamais joué un rôle si difficile à rentrer dedans que ça, et qu'il se sentait mal le soir quand il revenait du tournage, tellement il trouvait son personnage déguelasse.
À 19h je suis allée voir Le Marais, de Kim Nguyen, qui était projetté en présence de l'acteur Gregory Hlady. J'ai beaucoup aimé le film, qui est vraiment très différent. Beau mais à la fois cruel. Si vous ne l'avez pas vu, vous pouvez voir des informations et des extraits sur le site culturel de Radio Canada, ici , ainsi que pour Le Nèg' et autres films.
Après ça on devait aller revoir Le Nèg' mais il ne restait plus de place donc on est rentrées. Les RVCQ se sont terminées le lendemain, mais j'y suis pas retournée pour cause de gros rhume.
J'ai aussi retrouvé le court métrage avec Julien Poulain dont j'avais parlé dans un des mes autres messages, il s'aggit de Pawn Shop et vous pouvez le trouver (en cherchant pas mal) sur www.silenceoncourt.tv (très bon site, pour ceux qui ne connaissent pas, en passant).
Sinon, hier je me suis bourrée d'advil rhume et je suis allée au ciné-club voir Balzac et la Petite tailleuse chinoise. C'était bien, mais j'ai encore été entourée d'une horde de vieillards qui ne pouvaient pas se taire plus de 2 minutes...
Alors je vous laisse sur ce message très «cinéma», portez vous bien (mieux que moi en tout cas... je viens de vider ma quatrième boîte de kleenex... comme le dit si bien une amie à moi, plus on a un gros nez, plus ça prend de l'entretient!)
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-03-04 13:22:56
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:: Lundi 24 février 2003 ::
21eme Rendez-vous du Cinéma québecois
Comme je l'avais mentionné dans mon précédent message, je suis allée aux 21eme Rendez-vous du Cinéma québecois , samedi. J'ai apprécié cette expérience et j'y retournerai la fin de semaine prochaine, pour sûr.
J'ai vu 4 films:
- Le voyage inachevé [de Jean-Thomas Bédard]
- Voir c'est croire ( Seeing is Believing) [de Peter Wintonick]
- Une éclaircie sur le fleuve [de Rosa Zacharie]
- Le fil cassé [de Michel Langlois]
J'étais suposée voir aussi l'Inter-collégial de cinéma dans la cour d'école mais quand nous sommes arrivées [suis allée avec ma meilleure amie] la salle était pleine (les salles de la cinémathèque n'ont qu'une capacité d'environs 80 places). Notre prochain film était deux heures plus tard, alors nous avons eu amplement le temps de feuilleter le très beau programme des Rendez-vous qui a un peu plus de 300 pages de gros et de répondre à un sondage.
Le voyage inachevé était projeté en présence de son réalisateur, comme tous les films que nous avons eu la chance de voir d'ailleur, ce qui a donné lieu à de très interessantes discussions post-visionnement. Ce film était un documentaire tourné dans le petit village de Saint-Bernard, en Beauce, et qui racontait le deuil des villageois après l'accident des Éboulements. C'était un documentaire personnel, chaque villageois racontant leur propre expérience, et tout ça sans aucune forme de narration. Mon amie n'a pas du tout aimé, moi je l'ai trouvé bien, sans plus, et j'ai surtout trouvé interessant de voir comment ce petit village de campagne fonctionnait, c'est assez surprenant! La discussion après le film a aussi apporté beaucoup, les spectateurs autant que le réalisateur apportant des points et les débattants très habillement.
Voir c'est croire, un autre documentaire, cette fois-ci en présence de la co-réalisatrice Katerina Cizek, était aussi bien que le premier, cependant je m'attendais à un peu mieux. Le film n'allait pas assez en détail dans les conséquences positives et négatives de son sujet principal (le caméscope comme arme défensive et comme pouvoir politique), ne faisant qu'effleurer le sujet qui s'annonçait bien interessant. Ici encore, mon amie n'a pas été du même avis que moi, trouvant plutôt qu'il était complet et qu'il répondait aux attentes fondées.
Une éclaircie sur le fleuve était présenté comme pièce d'entrée au film Le fil cassé qui avait piqué la curiosité de plusieurs lors de sa présentation au Téléjournal Radio-Canada. Une éclaircie sur le fleuve était un moyen métrage (une demie heure) simple mais beau racontant la dernière rencontre d'une fille avec son père qui a toujours été absent. J'ai bien aimé.
Mais Le fil cassé, le clue de ma journée, a vraiment été une révélation! Le film, racontant l'histoire d'un homme qui brisera le fil des générations en étant le dernier de sa famille, est vraiment d'un lyrisme saisissant, comme un long poème illustré d'images le plus souvent en noir et blanc (et comme l'image est belle, aussi!). Michel Langlois ne s'est présenté que pour lire une lettre qu'il avait écrite, regrettant que certains films qu'il jugeait extraordinaire n'aient pas été choisis parmis la selection des films projetés pendant les Rendez-vous. Après le film je n'ai pas pu le féliciter parce que la foule s'était jettée sur lui, mais j'aurais bien voulut. Je dois dire que j'ai quand même été chanceuse car il a assisté aux mêmes projections que moi pendant la journée, et donc nous avons eu le droit à ses commentaires toujours très pertinants et structurés après chaque film.
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-02-24 18:29:48
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:: Mardi 18 février 2003 ::
«C'est parce que je le trouvais beau que je l'ai mis là»
Hier soir (lundi), je suis allée au ciné-club, comme prévu, voir Le Nèg' de Robert Morin. Je m'attendais vraiment à beaucoup de ce film et je n'ai pas été déçue du tout! J'ai même été impressionnée! L'histoire était bonne et présentée d'une façon intelligente, vive, nouvelle. Les acteurs aussi sont e-x-t-r-a-o-r-d-i-n-a-i-r-e-s [mot trop long pour écrire comme ça? C'est vraiment ce que vallait leur performance] , Robert Morin nous a expliqué dans la discussion post-présentation qu'il n'avait pas écrit le dialogue de ce film, qu'il avait simplement donné une idée aux acteurs de ce qu'ils devaient faire, et leur jeu était quasiment de l'improvisation: mais je vous jure qu'on y croyait! Y'a pas plus réaliste que les personnages qu'on nous a présenté. La façon dont chaque personnage racontait ce qui s'était passé et la façon qu'on présentait différemment l'interrogatoire de chaque personnage était tellement habile qu'on en restait quasiment bouche-bée.
Par exemple Tâton, le grand colon à la coupe longueil, très aimé de sa petite communautée même si y'a pas plus cave que lui et se trouvant toujours ben smart raconte les évènements au policier devant spectateurs (tous les curieux du ptit village de campagne), et la caméra ne bouge pratiquement jamais, afin qu'il sorte et entre dans le cadre de celle-ci comme sur la scène d'un théatre. Ou bien le trisomique qui s'imagine tout le monde autour de lui comme étant ses petites figurines-jouets, et qui nous en dit long grâce à elles justement.
J'avais lu des critiques très mauvaises [et injustes] sur ce film, mais je n'y croyais pas; les critiques d'internautes sur les grandes bases de données de films sur internet ne valent que très rarement quelquechose. D'après moi, plus on a un goût artistique valable, moins on devrait se fier à la critique des masses, et aussi des journalistes... Je me rapelle plus clairement d'un «C'est un film incomplet, car on ne répond pas aux questions qui sont posées tout au long du déroulement», et justement Robert Morin, sans que personne de l'assistance n'ai fait un commentaire du genre (qu'après avoir vu le film, je trouve franchement stupide) nous a dit que pour lui, un film devait laisser travailler l'imaginaire, que ce devait être qqch d'un niveau plus élevé que «les grosses productions hollywoodiennes, comme les Speilberg, où l'on vous tient par la main pour vous mener d'un point A à un point B, vous faisant pleureur, rire - manger votre popcorn même!- à des moments précis du film.» .
Parlant de Robert Morin, j'ai trouvé qu'il était très bien. Pas seulement en tant que réalisateur, mais je l'ai trouvé très intelligent, même si il s'exprimait d'une façon assez différente que ces «hommes de grand charisme» . On voyait bien qu'il était un peu intimidé devant une foule (même si elle n'était pas énorme) et il ne s'exprimait pas avec de grands mots, puis surtout il ne se prenait pas pour un autre. Mais ce qu'il disait était vrai, cru et surtout réfléchi. Nous avons aussi discuté de la polémique autour de l'affiche et du titre du film, et il nous a dit l'avoir regretté par la suite, mais je n'étais pas d'accord puisque je trouve que justement c'est cela qui a interessé plus de gens (il croyait qu'au contraire ça avait répulsé pas mal de monde). Il nous a aussi dit qu'il travaillait sur un nouveau projet, une comédie policière en banlieue, cette fois-ci. Film que je suis certaine d'aller voir.
Avant la présentation du Neg' il y a aussi eu présentation d'un court métrage de Film Coop Montréal dont je ne me rappelle malheureusement pas le nom (mais je le cherche). C'était avec Julien Poulain qui jouait le rôle d'un propriétaire de magasin d'objets qui lui avaient été vendus par leurs propriétaires (souvent alcoolique ou joueurs compulsifs). «C'est plutôt la vie qui est un mystère pour les morts que le contraire...». Court métrage que j'ai trouvé très bien, et je compte en voir d'autres aux 21eme Rendez-vous du cinéma quebecois, qui débutent jeudi.
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-02-18 19:37:35
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:: Samedi 15 février 2003 ::
Vivre en Paix, un objectif commun
«Peace talks, War kills»
«Il faut stopper la Busherie!»
«They're selling war. We're not buying.»
Ce sont là quelques exemples de pancartes brandies lors de manifestations tout autour de la planète aujourd'hui. J'ai mentionné dans mon message précédent que je comptais aller à la manif à Montréal, celle qui s'est terminée il y a environs une heure au moment où j'écris ces lignes. Malheureusement je n'y suis pas allée. Je me suis mal organisée, je n'ai pu contacter d'amis qui auraient pu m'y accompagner et de retrouver ma soeur qui devait s'y trouver aurait été difficile dans cette foule de 50 000 à 100 000 personnes. Et puis d'y aller toute seule je n'y avait simplement pas pensé, ce qui est con parce qu'on est jamais seul justement dans un mouvement de solidarité comme celui-ci. Alors j'ai regardé le suivit des activités autour du monde dans l'émission spéciale sur RDI, tout comme j'avais fait le 18 janvier lors de la première manifestation d'envergure pour la même cause à Montréal (à laquelle je n'avais pas pu participer car je devais étudier pour les examens, études que j'avais laissé tomber dès que l'émission de 4 heures [que j'ai vu au complet] à commencer...douteux n'est ce pas?) . La prochaine, si il y en a une, j'y serais, c'est sur!!!
Je crois que c'est très important de se mettre ensemble pour une cause comme ça, de marcher pour montrer qu'on est pas d'accord avec cette guerre montée de toutes pièces par le gouvernement américain qui voit ses intêrets dans ce pétrole, «un pétrole que nous ne voulons pas aller chercher en creusant des tombes». Et que dire de cette cassette de Ben Laden tombée juste à temps cette semaine pour soutenir certains propos de Powell et Bush liant Al Quaeda avec Hussein? Comme Jean-René Dufort le disait si bien hier, «y'ont surement payé un de nos artiste québecois pour immiter la voix du beau Ben Laden!». N'empêche que je n'ai toujours pas compris le lien entre Ben Laden qui est un fanatique religieux et Saddam Hussein qui est un dictateur laic.
Un Américain que j'ai rencontré sur internet pronait haut et fort les mérites de Bush et les bienfaits d'une guerre en Irak. « Kill or be killed!» qu'il disait. Je lui est renvoyé un message, pronant à mon tour haut et fort une cause qui me tient à coeur: la guerre contre les mimes. Je lui disais à quel point ces êtres étaient des menaces pour les gens, qu'ils pouvaient dans un moment d'inatention de notre part mimer une attaque dévastatrice sur nous et que nous en aurions de grosses séquelles. «It's either taking care of them now, or regretting our lack of concern later, if we still can!» ai-je rajouté d'un ton pathétique. Il m'a dit que j'étais drôle. J'aurais du lui répondre la pareille.
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-02-15 16:29:12
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:: Jeudi 13 février 2003 ::
Manifestif
Ça fait un bon bout de temps que j'avais rien dit. C'est que j'étais malade (grosse grippe), et puis aussi que j'avais rien à dire (et je n'ai encore pas grand chose à dire...). Hier j'ai recommencé à travailler sur mon site web, Firstmanga ,que j'avais abandonné depuis plusieurs mois. Ce qui m'a fait changer d'idée sont ces quelques courriels encourageants que j'ai reçu de visiteurs du site. Je sais qu'il est assez mauvais et que j'aurais énormément de choses à retoucher dessus, mais bon... Je fais ce site plus pour moi-même que pour autre chose: y'a bien des sites de mangas très interessants sur internet.
Lundi, comme à tous les lundis depuis 3 semaines, je suis allée au Club de Cinéma de mon quartier, qui fait partie de l'ACPQ . Cette semaine il y avait Comment j'ai tué mon Père, un drame psychologique par la cinéaste Française Anne Fontaine. Le film était très bon, je le recommande. Cependant, par moments c'était pénible. Pas à cause du film lui-même, loin de là même,mais plutôt à cause de 2 vieilles connes dans la rangée derrière moi à la diagonale. Elles se taisaient pas! Et puis elles parlaient fort! Tout le monde alentour d'elles ont essayé de leur faire comprendre qu'elles dérangeaient, mais elles semblaient être dans leur bulle et ne rien entendre de tout ça, ce qui a emmené mon amie à lacher un «christ de tabarnak!» , qu' elles ont finalement entendu, et qui n'a servi qu'à raviver une nouvelle discussion «Mon dieu ce que les jeunes de nos jours savent pas vivre!...». Elles ont finit par se taire, et recommençaient par moments, en bloc de 2 minutes, pendant le film. C'est très décourageant, mais j'ai connu encore pire. Quand je suis allée voir Spirited Away j'étais assise à la droite d'une vieille femme qui avait apporté sa petite-fille voir le film, et à partir de la première demie-heure du film, elle chialait que le film était mauvais. Incessament. Et le film durait 3h10.Non mais! J'aurais voulut me tourner et lui foutre un «SHUT UP!!!» (elle était anglophone) dans la face, mais je me suis retenue de le faire par politesse et savoir-vivre [et je vous répète que le film durait 3h10], bien que dans cette situation celle qui manquait vraiment de savoir-vivre c'était elle, pas moi. Aussi faut-il dire qu'elle se levait constament pour faire mine de partir, mais que l'enfant qui l'accompagnait ne voulait pas car le film le captivait? Franchement. Finalement, d'après mes observations personelles ceux qui se comportent le moins bien au cinéma sont les femmes agées entre 40 et 90 ans... Quelqu'un peut m'expliquer cela? Peut-être simplement parce qu'en leur jeunesse le cinéma n'existait pas encore et donc personne ne leur à dit que c'était pas comme si on était tous chez soi en train d'écouter un film à la télé. Mais je ne crois pas, quelqu'un devra m'expliquer si il a une autre hypothèse... Et puis peut-être (et surement) que le même phénomène se produit chez les gens de mon âge, mais que je ne le rencontre pas trop parce que je ne vais pas voir les grosses productions hollywoodiennes qui attirent les ados. Contre des dizaines d'exemples que j'ai pour le groupe d'âge 45-90, je ne me souviens que d'une situation du genre avec des gens de mon âge, lorsque j'étais allée voir The Four Feathers avec des amies. Il y avait un groupe de pétasses [excusez-moi pour ce mot fâcheux] plus loin dans notre rangée qui n'arrêtaient pas de rire dans les situations les moins amusantes du film et qui avaient commencé une discussion à caractère porno (à très haute voix) après une scène de sexe de 3 secondes. Une chance que finalement elles ont compris quand une amie leur a crié «Can't you just shut up?!?». Des fois il faut manquer de politesse nous-même pour que d'autres comprennent.
La semaine prochaine le Ciné Club présentera Le Neg', en présence de Robert Morin (le réalisateur). J'ai très hâte, depuis près d'un an que je veux voir ce film...
Dans un tout autre registre maintenant, samedi, il me semble, il y aura une manifestation d' Échec à la Guerre à Montréal, qui partira du square Dorchester. Je crois que j'y participerai, si il ne fait pas encore -35°. Je crois qu'à la place de dire «J'aimerais ben ça que ce genre d'opposition fasse quelque chose, mais ça donne rien alors pourquoi on le fait?» on devrait tous faire ce qu'il nous est possible, même si ça ne servirait que de marqueur de notre position.
Bon, je vous laisse. Demain c'est la St-Valentin, n'oubliez-pas de courrir vider vos portes-monnaie pour acheter chocolats, fleurs et réfrigérateurs (d'après l'annonce de Meubles Léon, j'en reviens toujours pas comment leurs publicités sont kétaines). Faudrait surtout pas oublier qu'on a qu'un jour par année pour dire à ceux qui nous tiennent à coeur qu'on les aime.
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-02-13 19:31:41
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:: Samedi 8 février 2003 ::
Remède Miracle : le vendredi soir, juste et justement
Ma semaine a été bien normale, mais épuisante comme toujours. Épuisante du lundi matin à cet après-midi 16h. Pourquoi? Parce que l'école m'épuise toujours, même si j'y fais pas necessairement grand chose. J'ai une sorte de dépression chronique causée par l'école, et elle ne me quitte normalement que du vendredi à 16h au samedi vers 14h, et pendant mes congés de plus d'une semaine [durant lesquels les profs ne manquent jamais à leur devoir de nous donner une dizaine de pages de travail dans chaque matière, ou encore mieux un travail à longue haleine dut pour 2 semaines plus tard, afin d'etre sûr qu'on stressera chez nous a y penser]. En fait j'ai un problème de dépression beaucoup plus grave qui n'est pas seulement lié - et en fait que de très loin lié - à l'école, et le collège ne fait que jouer le rôle de cette goutte qui fait déborder le vase en ajoutant de la pression à mon âme déjà torturé par ma pensée...
Mais bon, comme je le disais plus tôt, on est vendredi, et le vendredi je ne m'en fais pas. C'est le seul jour de la semaine aussi où je peux me coucher à 3h du matin et me réveiller à 8h sans etre épuisée le lendemain [samedi] ; et je vous jure qu'en semaine, même en ayant dormi 10 heures la nuit, je m'endors sur mon pupitre en classe.
Quand j'ai eu fini mon cours de math (math les deux dernières périodes le vendredi, toute l'année. Assez pénible), durant lequel je m'étais mise en équipe avec une copine que je nomme affectueusement Noune [parce que c'est un de ses sujets de conversation les plus courant...] pour faire un travail qui comptait dans le bulletin, et que j'eu souhaité une bonne fin de semaine à mes amies et des connaissances tout en mettant mon foulard et mes gants, car il fait froid aujourd'hui ( -16, mais c'est très bien comparé au reste de la semaine), je suis montée dans l'autobus avec des amies que j'ai laissé parler entre elles sans rien dire car je ne voulais qu'être chez moi au plus sacrant. 15 minutes de bus. 15 minutes de marche pour arriver chez moi après. 16h pile je rentre chez moi, avec ma chienne qui devient folle quand elle me voit arriver. Et moi aussi à ce moment-là je deviens folle.
Envoye, pitche mon sac par terre! Pis là je vais ouvrir la télé à MusiquePlus parce qu'il y a Dollara Clip, une des rares émissions que j'écoute. C'est une reprise, celle où il y a à la fin ce superbe clip allemand avec le gars qui se trimousse en chantant «Das ist demokratie!» avec une voix assez étrange. Je cuisine en même temps; des biscuits, et j'en mange la moitié cru, parce que la pâte molle est bien meilleure...
On peut bien raconter tous les détails! Enfin, c'est vendredi, le jour créé pour l'expectative de la fin de semaine et le Happy Hour.
Après, j'ai écouté Le Grand Blond avec un Show Sournois de avant-hier. Je l'avais enregistré parce que ma soeur était dans l'audience, pour le trippe d'essayer de la voir pendant les quelques secondes qu'on les montre en train d'aplaudir avec un grand sourire, sinon je regarde jamais cette émission, même si j'aime bien Marc Labreche. Ma soeur l'a rencontré avant l'émission et elle me dit qu'il est bien sympathique. Il les a niaisés, elle et ses amis, parce qu'ils sont du programme de psycho à l'UQÀM et il faisait semblant de fumer un joint. J'ai avancé le vidéo pendant des bouts assez longs, sans toutefois manquer le « Bonsoir chérie...» et son immitation de Marina Orsini (crampant).
Le reste de ma soirée je l'ai passée entre l'ordinateur, la lecture et le téléphone, sans oublier mon culte du vendredi soir, Infoman. Je ne peux me passer de cette émission, qui est réelement la seule que je suis incapable de manquer durant toute la semaine [je ne suis vraiment pas une fille de télé]. Son immitation de Colin Powell était drôlement impeccable et je me frotte encore les mains en pensant à cet autre vidéo de «sa saintetée» Rael. Et cet homme qui collectionnait les vidéos de familles, j'ai trouvé ça vraiment extraordinaire... Une collection d'un lyrisme touchant!
Sinon il me reste à raconter cet épisode du cochon-d'Inde, à l'école aujourd'hui. Ça vous paraîtra certainement con, pas sérieux, et vous convraincra que mon blogue ne vaut pas la peine d'être lu, mais moi j'y tiens à ce petit rien. Si vous avez lu jusqu'ici sans intêret, le reste ne sera pas succeptible de piquer votre attention, alors quittez ça vous fera du bien, et moi ça me fera du bien de l'avoir écrit, même si ce ne vaudrait pas la peine d'être lu.
Une connaissance -ou une amie, je ne sais trop comment la nommer, je suis allée à sa fête et lui parle quotidiennement à l'école, mais sans plus - avait l'air bien triste aujourd'hui. Son habitude est de parler fort en classe, de toujours avoir une expression de joie hystérique au visage et de vous faire sourire à votre tour, mais aujourd'hui il n'y avait rien de cela. Au cours de gym, quand tout le monde s'est levé, elle est restée assise au sol et je voyais qu'elle retenait des larmes. Je me suis assise à ses côtés, mais sachez que ce n'est pas dans mon habitude de consoller les pleureurs, car de nature déjà déprésive et timide, je n'ai aucun don à cela. Je lui ai demandé si elle allait bien (c'était con comme question, la réponse était évidente) et elle a répondu «oui» (en zombie), alors j'ai tout de suite rétorqué un «ok, chuis conne là, ça parait que ça va pas...» et je lui ai demandé ce qu'il n'y allait pas. «Mon cochon-d'Inde est mort» m'a-t-elle répondu sur un ton qui se voulait calme.
Je me suis sentie très mal tout à coup. Je sais qu'elle aimait beaucoup sa petite bête, et comprend l'attachement qu'elle pouvait avoir envers elle, ayant moi-même eu je ne sais combien de ces rongeurs pendant mon enfance, et ayant manqué un jour d'école complet après la mort de chacun d'eux, au primaire. J'ai ouvert la bouche et les mots qui sont sortis, ils venaient directement de mon coeur parce que c'est un de ces rares moments où je ne pense pas 3 fois à ce que je dis avant de le dire. «Ah. Tu sais, quand j'étais petite j'ai eu plein de cochons-d'Indes, et j'étais triste à chaque fois qu'un d'eux est mort.» Le mot «mort» n'a pas voulut sortir, au lieu de ça j'ai eu les larmes aux yeux, un peu par nostalgie mais surtout parce que je ne pouvais suporter de voir son visage crispé et ses yeux pleins de tristesse, surtout qu'elle s'est tournée et m'a fixé de ces yeux vribrants pendant les quelques secondes qui m'ont semblé éternité, où j'ai essayé de prononcer «mort» de ma voix maintenant tremblante. Elle a remarqué bien sûr l'air que je faisais et j'ai vu l'ombre d'un questionnement mais aussi de la reconnaissance dans son expression. J'ai penché la tête, avalé et dit: «Tu l'avais depuis combien de temps? », elle m'a répondu avec une confiance nouvelle dans sa voix que ça faisait quatre ans et demi. Je lui ait dit que c'était bien vieux et que je la comprenais, puis j'ai tapé son épaule en me relevant et lui ai dit «bonne chance!». Je ne sais pas d'où il sortait ce bonne chance, et encore moins ce que je voulais dire par ça. «Bonne chance pour passer par dessus tout ça» , j'imagine. C'est peut-etre ce qu'elle a compris aussi. Je ne sais pas, mais j'ai eu de la misère à reprendre mes esprits pour le reste du cours, jusqu'à ce que je la vois sourire en parlant avec qqun d'autre. Finalement j'ai pu faire disparaître cette pression contre mon coeur.
Voilà donc une belle histoire de cochon-d'Inde, qui était bien trop longue pour raconter ici, mais on m'excusera, on est vendredi soir (ou plutôt samedi très tôt le matin, maintenant).
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-02-08 00:43:00
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:: Jeudi 6 février 2003 ::
Samura et Samourai
Mon deuxième message, mon deuxième jour aussi...
Hier avant de me coucher j'ai lu le premier tome de L'Habitant de l'Infini, de Hiroaki Samura, manga que j'avais acheté lors d'une scéance de magasinage intensif à la fête d'une amie dimanche, où je me suis ruinée en payant près de 80$ pour 5 mangas...Mais revenont à mon premier sujet. L'Habitant de l'Infini est vraiment un superbe manga.
J'avais déjà été convaincue de ça avant de l'acheter, à cause de la critique de Morgan [vous le saurez, les critiques de Morgan m'influencent beaucoup...], et la lecture de ce tome m'a ravie. Enfin un manga de samourai plus sérieux et adulte que Kenshin le Vagabond (non je n'ai rien contre Kenshin, même que j'aime bien). J'aime le style de la narration, et les personnages sont interessants, surtout Manji, le personnage principal.
J'ai bien aimé cette scène aussi où Sôri le peintre est frustré car il ne trouve pas la teinte qu'il veut pour sa peinture, et que le sang d'un homme décapité derrière lui revolle sur sa toile et le fait cliquer, et qu'il achète les cadavres des hommes que Manji vient de tuer pour terminer son portrait. Tout ça raconté avec un tel sadisme et une telle ironie.

Bon, je termine mon histoire de manga, car elle devient longue. Je pense que je ferais peut-être mieux de mettre mes textes relatants aux mangas en une couleur différente, question qu'on puisse plus facilement les identifier et passer par-dessus...
Sinon, et bien rien ne change à l'école. C'est toujours aussi ennuyant et les profs sont toujours aussi cons. Jusqu'à la prof de religion qui s'est donnée le droit de ne pas nous donner le cours de choix de carrière aujourd'hui (elle fait choix de carrière et religion...) afin qu'on puisse finir d'écouter un film de très mauvaise qualitée qu'on avait commencé en cours de religion! Et puis après ça s'allarme à propos du désinteressement des jeunes...
Je dois aussi tout de suite vous présenter ma chère prof de français, puisqu'elle est vraiment un phenomène sur lequel se pencher. Elle était nouvelle à l'école cette année, en fait parce qu'elle remplace pour l'année entière une enseignante partie en congé de maternité, donc elle n'avait aucune réputation la précédant, comme il est coutume dans mon collège et surement dans toutes les écoles secondaires. Eh bien cette dame ça ne m'a pas pris plus d'un mois pour la classer dans une toute nouvelle catégorie de personnages dans mon cerveau, une nouvelle catégorie parce que je n'avais jamais auparavant vu quelqu'un de ce type, à part dans des caricatures. Elle est tout simplement paranoiaque. Oui, vraiment, ce genre de personne qui croit surement que le gouvernement place une puce sur chaque nouveau-né pour pouvoir suivre chaque individu toute leur vie, savoir tout ce qu'ils font et disent. Et puis certainement qu'elle y croit, puisqu'elle nous disait encore l'autre jour que les satellites Américains avaient le pouvoir de zoomer pour espionner qui ils voulaient n'importe où sur Terre, et que ce zoom était «d'une puissance telle qu'on [pouvait] de l'espace voir les motifs sur tes bobettes». Moi j'ai hâte que ces satellites nous révellent où Saddam cache sa bombe, puisqu'ils peuvent bien compter combien il a de cheveux sur sa tête... Vraiment stupide.
Et puis bien sûr, elle ne fait pas sa job (à peine 4 cours de grammaire depuis le début de l'année) et passe la moitié de son temps de cours à raconter des histoires de parano (et bien sûr de ses accouchements, comme toute bonne prof incompétente qui se respecte), ce qui lui vaut bien entendu l'amour d'une classe entière [excepté moi] qui est bien contente de ne pas avoir à travailler. Anyways, les gens de ma classe sont d'une inculture telle qu'ils croient toutes les conneries qu'elle raconte, et j'en ai vu brailler après ses discours sur la troisième guerre mondiale qui d'après elle est toujours pour le lendemain. Le plus drôle étant que primo, madame a fait des études [ratées, si vous voulez mon avis] en psycho à l'université et que secondo, son premier speech de parano, elle nous l'a fait drette (10 minutes) après nous avoir raconter à quel point les jeunes étaient influençables par leur professeur, et que peu importe ce qu'elle disait, on croirait tout. Quelle ironie! Mais comme je disais plus tôt, je suis la seule (avec une amie) à m'indigner devant ses histoires à la con, parce que je suis au moins aussi cultivée qu'elle et qu'à son opposé, je suis capable de rationaliser l'information qui m'est donnée. Oh, et je vous ai dit que son intêret pour la politique se constitue de: « tous les gouvernements sont corrumpus, ils nous cachent tous la vérité, les médias nous bombardent d'informations éronée [qui d'après mon amie, elle est la première à croire] . Je vous dit moi, C'EST L'ARGENT QUI GOUVERNE LE MOOOOOOOOOONDE!!!» . Sa dernière affirmation n'est pas totallement fausse, mais là encore, la rationalisation est une option qu'elle ne connait point.
Pas besoin de vous dire non plus que mes efforts pour mentionner un sujet moins «réchauffé» que le clonage, l'avortement et la peine de mort (et surtout moins ethique et donc plus discutable en grand groupe) pour les oraux-débats de la troisième étape ont été vains. Elle s'est contentée de gribouiller les sujets que je proposais sur sa feuille avec une moue, sans rien dire, tandis qu'elle partait dans une discussion de 10 minutes à chaque fois qu'un élève nommait un des sujets que j'ai écrit plus haut. Parmis les thèmes de débats d'actualité que j'ai proposé, il y avait l'envoie d'immigrants francophones ailleur qu'au Québec (mesure que Ottawa tentera d'implanter bientot), et je trouve pas que c'était un thème con ça. La prochaine fois je lui donnerais un sujet plus succeptible d'interet, comme par exemple «devrait-on opérer les enfants qui ont un bras qui leur poussent dans le front pour leur enlever?» ou « Bibi était-il le précose modèle de délinquance des jeunes enfants des années 80?». Franchement...
|Ariane|
:: otaku_ariane 2003-02-06 20:19:23
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:: Mercredi 5 février 2003 ::
Premier message: First Contact
Je crois que je suis tombée sur la tête. Moi, ouvrir un blogue? J'ai juste eu le goût comme ça trois secondes et je me suis arrêtée pour y penser. Je tente l'expérience, et je sais pas du tout si je devrais ou non. Peut-être je le regreterai, ou peut-être ça me fera un grand bien... Je suis assez génée (humble?) de nature et l'idée de raconter ma vie et surtout mes pensées comme ça sur un blogue me fait un peu me sentir mal, mais comme on me l'a dit à quelques reprises, un blogue c'est surtout pour écrire, et pas necessairement pour lire. Conclusion: j'essaie!
Devrais-je commencer par me présenter? Je m'appelle Ariane et je vis qqpart en banlieu de Montréal. J'ai eu 15 ans le 22 juillet 2002. Voilà.
Pour la grande proportion du peuple qui ne sont pas familiers avec le mot «otaku»: c'est un mot japonais qui désigne qqun qui a un interet obsessif envers qqch, que ce soit les voitures, les timbres, les jeux vidéos,etc. Ce qualificatif est plutôt péjoratif dans le pays du soleil levant. Pourtant à l'extérieur du Japon, il a un sens totallement différent. Il est utilisé pour parler d'une personne qui adore la japanimation et les mangas, dessins animés et BD japonaises [je vous conseille de vous informer un peu sur le sujet si vous ne connaissez pas du tout]. Le mot «otaku» à l'extérieur du Japon n'est donc pas de nature péjorative; certains voient l'otakuisme comme un défaut, d'autres comme une qualité, mais c'est surtout un simple qualificatif. Pour ma part, je vois ça comme une qualité: depuis quand avoir une passion serait mauvais?
L'otaku est donc loin de cette image toute formée, de ce préjugé dont Stéphane Morissette a teinté son film nommé Otaku, que je n'ai même pas osé voir tellement l'auteur me semblait mal-informé, ou simplement mal intentionné.
Quoi d'autre maintenant? Parlons de samedi, la désintégration de la navette Columbia. Niveau personnel, ça me fait une grande peine. Niveau plus général, c'est une perte humaine, scientifique et économique importante.
Même si ce n'était que 7 personnes et qu'il y en a des milliers qui meurent partout dans le monde et que «c'est fou comme ils sont cons de pleurnicher pour 7 personnes juste parce que ce sont des Américains, tandis qu'il y en a partout qui meurent dans des guerres, à cause de famines, à cause d'accidents, etc» : pourquoi on devrait s'en foutre, justement parce qu'ils sont Américains? Je ne suis pas pro-américaine du tout, loin de là même, mais je vois pas en quoi 7 astronautes devraient être oubliés parce qu'ils viennent de la patrie de George Bush. Je vois pas non plus le lien entre leur patrie et leur mort. Et puis qui dit qu'on se foutait des autres morts ailleur dans le monde? Je suis également atteinte par le décès de 7 astronautes que par le décès de 7 protestants Algériens tués dans une manifestation à l'Université d'Alger, que par celui aussi de 7 enfants morts dans la famine en Corée du Nord ou encore tous les exemples que vous voudrez, vous avez bien compris. Donnez-moi leur nom et dans quel contexte ils sont morts, et je serais aussi triste que pour les 7 astronautes de Columbia. Je vous jure [bien que dans ce cas, la façon qu'ils sont décédés est plus impressionante, vu peut-être justement qu'elle est moins «banale» qu'une famine ou une guerre].
La perte scientifique et économique est énorme, aussi. Économique c'est évident. Pourquoi pensez-vous que la NASA ne s'est payée en une trentaine d'année que trois de ces engins? Perte scientifique, certains discutent ce point. J'entendais un astronautes Français et un ancien haut-placé de la NASA à la radio dire que ces excursions en orbite autour de la Terre n'avaient depuis longtemps plus de but définit, et qu'on devrait depuis longtemps faire des missions qui seraient plus sérieuses, comme envoyer une navette sur Mars ou retourner sur la Lune. Ils disaient que la NASA ne savait plus où elle allait. Mais vu mes faibles connaissances en ce domaine, je ne contredirai ou renchérirai rien.
Plus personnellement encore, dimanche soir quand j'écoutais les nouvelles (édition spéciale pour souligner l'évenement) ma soeur est apparue à mes côtés et elle s'est mise à chanter tout haut Space Oddity (Ground Control), de David Bowie, ce qui m'a d'une certaine façon tromatisée, je ne saurais expliquer pourquoi. La chanson collait très bien, d'après moi, à la situation et maintenant quand je pense à Columbia, la chanson joue dans ma tête comme la mélodie d'une boîte à musique qu'on ouvre quand on veut se rappeller de qqch ou qqun qu'on a associé à cet objet.
En réfléchissant un peu à toute cette histoire, j'ai aussi tracé un lien avec le sublime manga Planètes de Yakoto Yokimura, sur lequel les interessés pouront trouver de l'info en cliquant ici.
Finalement ma première experience avec le blogue n'est pas si pire, alors j'y reviendrai bientôt, jusqu'à là aurevoir!
|| Ariane ||
:: otaku_ariane 2003-02-05 17:41:15
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